Vous avez forcément autour de vous des utilisateurs de Windows, peut-être même que vous l’utilisez vous-même. Vous avez donc très probablement entendu parler de la fin de support de Windows 10, énième décision discutable de Microsoft dans son combat pour faire adopter massivement l’utilisation de Windows 11, le système d’exploitation « augmenté par l’IA Copilot » bourré de traqueurs publicitaires.
Windows 11 ne peut être installé que sur des machines plus récentes que 2017 à peu près, ce qui donne une opportunité extraordinaire à la communauté des OS libres de communiquer leurs solutions alternatives aux millions d’utilisateurs forcés par Microsoft à envisager l’achat d’une nouvelle machine alors que son matériel est encore parfaitement fonctionnel.
Plutôt que rentrer ici dans les détails du sujet, nous relayons l’excellent article de Framasoft, qui dirige lui-même vers d’autres ressources pour aborder la question concrètement : https://framablog.org/2025/10/01/fin-de-windows-10-faisons-le-point/.
Il n’y a jamais eu de meilleur moment pour passer au logiciel libre : les solutions sont maintenant foison et de plus en plus attractives, et les raisons de le faire sont de plus en plus claires dans un monde où la récolte des données personnelles devient, plus encore qu’un moyen publicitaire, un enjeu de société majeur.
Ces sites se font inventaires de l’étendue des alternatives logicielles aux géants :
- https://european-alternatives.eu
- https://framalibre.org
- https://openalternative.co/ et https://alt.framasoft.org/fr/ pour les logiciels type « cloud »1
À saluer aussi, le travail de la direction interministérielle du numérique en France : plutôt que des solutions GAFAM, les administrations peuvent utiliser une suite logicielle de grande qualité entièrement libre : https://lasuite.numerique.gouv.fr/. Ces logiciels (notamment Grist, un outil de création de bases de données aussi simple à utiliser qu’un tableur) peuvent être mis en œuvre par tout un chacun et la communauté entière bénéficie donc des développements d’un tel grand acteur.
Outre la France, d’autres pays et régions européennes font le choix de la « souveraineté logicielle » en se détournant des acteurs américains voire commerciaux : notamment le Danemark, l’état fédéral du Schleswig-Holstein… L’Europe s’empare du sujet et amène beaucoup de pays à questionner le statu quo : https://linuxfr.org/news/la-commission-europeenne-publie-une-feuille-de-route-sur-le-logiciel-libre
- On peut maintenant héberger des logiciels « web » sur ses propres machines de plus en plus facilement grâce notamment aux technologies de conteneurisation (Docker, podman…) qui sont mises en œuvre avec des outils relativement clé-en-mains pour qui n’a pas peur d’apprendre un peu de serrurerie : YunoHost, Coolify, Cosmos Cloud… ↩︎
